Les Jeunes Conservateurs demandent la reconnaissance de la République
Le conseil national des Jeunes Conservateurs (la branche jeune du parti conservateur en Norvège) demande le respect des droits de l’homme dans le Sahara occupé, une plus grande implication et un élargissement des prérogatives de la MINURSO, une augmentation de l’aide humanitaire et la reconnaissance par la Norvège de la République du Sahara Occidental.
Ce texte a été voté pendant la réunion du conseil national des Jeunes Conservateurs le 28 octobre du 2007
La plus grande partie du Sahara Occidental est occupée illégalement par le Maroc depuis 1975. Les Jeunes Conservateurs soutiennent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à la libération. Plus de la moitié de la population sahraouie vit aujourd'hui dans des camps de réfugiés dans le désert algérien. Contrairement au droit international le Maroc a, par la force, implanté des colonies de peuplement marocain au Sahara Occidental. Il en résulte qu'il y a plus de marocains que de sahraouis au Sahara Occidental.
Historique. En 1960, l'Assemblée Générale de l'ONU a décidé que la population du Sahara Espagnol, aujourd'hui le Sahara Occidental, aurait le droit à l'indépendance. Depuis cela a été réaffirmé par plus de cent résolutions de l'Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité.
Aujourd'hui, le Sahara Occidental est considéré par l'ONU comme la derni�re question coloniale non résolue.
Quand l'Espagne s'est retirée de la colonie en 1975, le Maroc et la Mauritanie ont immédiatement envahi le Sahara Occidental, chacun de son côté. Le Maroc et la Mauritanie ont prétendu qu'ils avaient des droits historiques dans la région, mais cet argument a été refusé par la Cour internationale de la Haye.
Aprés trois ans de guerre avec le Polisario (le mouvement de la libération des Sahraouis), la Mauritanie a signé un traité de paix. La guerre entre le Polisario et le Maroc s'est poursuivie durant 16 ans, jusquà la signature d'un cessez le feu en 1991. Une des clauses du cessez le feu prévoyait l'organisation d'un référendum au printemps 1992. Le Conseil de Sécurité a décidé la création d'une mission de l'O.N.U. : la MINURSO qui serait responsable de l'organisation du référendum. Le Maroc, par le biais de nombreux recours concernant la liste des votants, a empéché le processus référendaire d'aboutir.
Dix ans après les premiers entretiens directs entre le Maroc et le POLISARIO les négociations entre les deux parties ont repris en juin 2007. Pour le Maroc seule l'intération dans le Maroc, l'autonomie, est négociable. Le Polisario, de son côté, exige que le droit des Sahraouis à l'autodétermination soit respecté conformément aux résolutions de l'ONU. Les deux parties expriment clairement qu'elles ne veulent pas s'écarter de leurs principes. Ainsi les négociations sont bloquées avant même de commencer.
Les Jeunes Conservateurs considèrent que la proposition de solution présentée par le Maroc met complétement de côté le droit des Sahraouis à l'autodétermination comme cela a été réaffirmé dans plus de cent résolutions du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée Générale de l'ONU.
Les Jeunes Conservateurs pensent que les solutions unilatéralement dictées par Rabat ne pourront jamais mener à une solution durable et pacifique du conflit. C'est uniquement une solution respectant les droits des Sahraouis qui pourrait être la base d'une paix vraie et de la stabilité dans la région.
Environ 70 états dans le monde ont reconnu la République Arabe Sahraouie Démocratique, et le pays est membre de plein droit de l'Union Africaine. Un résultat de la nouvelle politique marocaine est que de plus en plus de nations ont reconnu la République Arabe Sahraouie Démocratique ces dernières années, et parmi elles l'Afrique du Sud.
Les Jeunes Conservateurs demandent au gouvernement de continuer la politique progressiste de l'ancien Ministère des Affaires étrangères sous M. Jan Petersen et de reconnaître la République du Sahara Occidental.
Les Jeunes Conservateurs pensent que la communauté internationale doit réagir au changement de la politique du Maroc. Il est temps que la Norvège soit plus claire dans ses demandes au Maroc, et cherche de nouvelles façons de soutenir la lutte non-violente du peuple sahraoui pour un Sahara Occidental libre.
Il y a d'autant plus de raisons de réagir que le Maroc continue ses abus contre la population sahraouie. Il y a constamment des rapports sur les arrestations et les mauvais traitements de Sahraouis politiquement actifs. Dans les prisons marocaines, les Sahraouis sont exposés à la torture et aux violations des droits de l'homme.
Cette année en octobre, le Maroc a refusé au plus important réseau des droits de l'homme, le CODESA, le droit d'être reconnu comme une organisation.
Les Jeunes Conservateurs demandent au gouvernement :
de soutenir activement les directives éthiques du Fonds pétrolier qui a fait retirer les investissements des compagnies qui exploitent les ressources dans la région.
de soulever la question des droits de l'homme avec des autorités marocaines, surtout le respect du droit des Sahraouis de s'organiser, de s'exprimer librement et de se réunir.
d'exiger que le Maroc mette en liberté les prisonniers politiques
de travailler de façon offensive pour que la question des droits de l'homme au Sahara Occidental fasse partie des prérogatives de la MINURSO
de suivre l'exemple de l'Afrique du Sud en reconnaissant la République Arabe Sahraouie Démocratique
d’œuvrer pour que l'aide aux réfugiés sahraouis soit augmentée et rendue plus stable et prévisible.
Traduit de norvégien par le Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental Voir original (norvégien) ici.
Depuis 1975, trois quarts du territoire du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc. Une majorité de la population vit toujours dans des camps de réfugiés en Algérie. Ceux qui sont restés dans leur pays sont victimes de graves exactions de la part de l'occupant marocain. Depuis plus de 40 ans les Sahraouis attendent la mise en oeuvre de leur droit légitime à l'autodétermination.