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Les droits de l'homme
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Déplacements forcées, surveillance, arrestations arbitraires, interdiction des organisations de droits humains, censure de la presse et censure de l’Internet. Les conditions dans lesquelles vit la population sahraouie dans le Sahara Occidental occupé, sont peu connues en Norvège.
Mis à jour le: 21.05 - 2007 16:41Imprimez cette page    
En 2002 le prix norvégien Rafto, a été attribué au militant des droits de l’homme, Sidi Mohammed Daddach, pour son travail dans le Sahara Occidental occupé. Daddach a passé 24 ans en captivité au Maroc, dont 14 ans condamné à mort. Pendant les années en prison il refusait de demander la grâce. Il travaillait pour les droits des autres prisonniers et il réussissait de faire sortir clandestinement des renseignements sur les conditions indignes dans la prison.

Sidi Mohammed Daddach n’est qu’un cas parmi beaucoup d’autres. Les militants des droits humains au Sahara Occidental sont constamment sous surveillance et sans aucune liberté d’action. Au cours de 2006, 685 militants des droits de l’homme et manifestants pacifiques ont été arrêtés après avoir protesté contre l’occupation illégale.

Plusieurs organisations ont été interdite par des autorités marocaines, comme par exemple la fondation du Forum de Vérité et Justice - Section Sahara. Cette organisation a été interdite par un verdict en 2003. Les autorités marocaines pensaient qu’elle dérangeait l’ordre public et menaçait l’intégrité territoriale du Royaume marocain.

La photo dessous a été prise dans la prison surpeuplée « Le Prison Noir » à El Aaiun. (Voir plus photos ici).

La loi marocaine est utilisée dans une grande mesure pour opprimer toute liberté de s’organiser et fortement limiter la liberté de la presse et le droit de l’expression.  D’ailleurs, on est loin d’avoir un fondement légal pour toute persécution, détention et interrogatoire. Pendant la dernière Intifada qui a éclaté au mois de mai en 2005 avec de grandes manifestations, on a eu des rapports de cas graves de punition sur le champ de la désobéissance politique. La police a battu des manifestants avec des matraques. Un des manifestants est mort pendant ces actions. La police a aussi procédé à plusieurs arrestations, parmi d’autres, la militante des droits humains, Aminatou Haidar, et le très actif politiquement Ali Salem Tamek (ce dernier n’a même pas participé aux manifestations, mais a été arrêté de retour de l’étranger).

Pendant des procès qui seraient ouverts contre plusieurs jeunes manifestants en juillet 2005, les membres d’une délégation norvégienne ont voulu être observateurs, mais ils ont été expulsés du pays. Au total une dizaine de délégations et plusieurs journalistes ont eu le même traitement au cours des années 2005 -2006. Maintenant il est courant qu’on refuse l’accès du territoire aux observateurs et aux journalistes. Entre autre il y a eu deux cas ces dernières années où des représentants du Ministère des Affaires étrangères norvégien n’ont pas eu le droit d’entrer au territoire occupé.

La liste des personnes « disparues » compte plusieurs centaines de noms.

Le mouvement de résistance, le Polisario, a été aussi critiqué pour des violations des droits humains fondamentaux, néanmoins pas dans la même mesure que le Maroc. Pendant beaucoup d’années, le Polisario était responsable de la détention de plusieurs centaines de Marocains comme prisonniers de guerre. Ceci a été l’objet d’une critique vive de la part de la société internationale. Tous ces prisonniers ont été libérés maintenant, les 404 derniers sont retournés au Maroc en août 2005.

    




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Depuis 1975, trois quarts du territoire du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc. Une majorité de la population vit toujours dans des camps de réfugiés en Algérie. Ceux qui sont restés dans leur pays sont victimes de graves exactions de la part de l'occupant marocain. Depuis plus de 40 ans les Sahraouis attendent la mise en oeuvre de leur droit légitime à l'autodétermination.


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