“Le Sahara Occidental.” Jan Egeland répond spontanément quand BT lui demande quelle est la region où la mise en place d’une solution pacifique permanente est la plus urgente. Bergens Tidende, le 16 mars 2007.
Récemment nommé conseiller spécial de la solution des conflits du Sécrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, l’ancien vice-sécrétaire général Jan Egeland a fait l’exposé de Christian Michelsen de cette année. Avant l’exposé il a eu un entretien avec Bergens Tidende.
Demandait l’assistence ”A peine étais-je nominé que j’ai recu une demande de la part du chef de la mission de l’ONU au Sahara Occidental de venir assister. C’est un conflit qui est peu de chose comparé à celui du Congo et de l’Irak, mais comme le monde a laissé pourrir la population pendant trente ans, il mérite qu’on en trouve une solution.”
Egeland est un amateur du discours direct. Mais il demande qu’on le croie quand il dit qu’il entre dans son nouveau poste avec humilité. La hauteur de chute peut être grande si on refuse d’appeller les choses par leur nom.
“Précisément comme vous l’avez fait quand vous avez fait enrager le president des États-Unis, George Bush, et une grande partie de la droite politique américaine?”
“Les journalistes n’étaient pas non plus habitués au discours direct de la part des hauts fonctionnaires. Et ce que j’ai dit sur la contribution manquante du monde riche pendant la catastrophe de la tsunamie dans le sud-est de l’Asie a été interprété comme une critique des États-Unis. Heureusement ce malentendu a été corrigé. Mais c’était désagréable le temps que cela a duré. J’ai été menace de mort et j’ai dû avoir un gardien de corps pendant quelque temps,” raconte Egeland.
”La concience du monde” Il n’aime pas avoir été proclamé la conscience du monde à propos de son discours direct concernant et la tsunamie et la catastrophe à Darfur au Sudan.
“Je ne considère pas moi-même comme particulièrement moral et noble. Je suis plus impressionné par le travail accompli par les soignants dans une maison de santé que par moi-même. Mais j’ai eu une grande influence et la possibilité d’utiliser une tribune à la quelle peu de personnes ont eu l’accès. J’ai pu sermonner le monde de la tribune du Conseil de la Sécurité.”
”Tous vos collegues n’ont pas fait cela? “
“Je me suis rendu compte au fur et à mesure que la raison de leur prudence était qu’ils n’avaient rien qui les attendait à la maison. Ils ne pouvaient pas assumer la responsabilité de parler sans réserve.
Pour l’avenir Jan Egeland s’engage pour que l’ONU change afin d’être une organisation pour l’avenir.
“Ce ne sont plus les pays vainqueurs de la seconde guerre mondiale qui sont les pays les plus importants du monde. Ils ne sont pas nécessairement les bons pour jouer le rôle principal au Conseil de la Sécurité aujourd’hui. Mais on ne peut pas nier que les membres du Conseil de la Sécurité sont des champions de l’ajournement de réformes. Et le fait que le nombre des pays membres a augmenté de 50 à 200 ne facilite pas le travail de réformes.”
“Et que faut-il pour moderniser l’ONU?”
“Nous devons reconnaitre et responsabiliser des pays comme la Chine et l’Inde. Cela ne sert à rien, d’un côté, de les traiter en PVD (pays en voie de développement), et de l’autre, de leur dire qu’on compte sur eux dans des délibérations importantes. Et cela ne sert à rien d’exclure un pays comme le Japon, étant donné que le pays est parmi les pays qui contribuent le plus dans le domaine humanitaire.”
De Norvège Jan Egeland aura la Norvège - ” le meilleur pays à habiter dans le monde” – comme base de ses nouvelles activités internationales.
Il ne s’agit pas de la construction d’une grande organisation, mais en collaboration avec le Norwegian Refugee Council, il pourra être question de créer un noyau de spécialistes de la paix et du reconciliation qui sont prêts à agir à bref delai pour assister dans des négociations de la paix.
Lundi déjà il va au quartier général de l’ONU pour discuter les cadres de ses nouvelles activités.
Les derniers trois ans et demi – il ne voulait pas s’en passer. Mais il est heureux de s’en être échappé sain et sauf. Le fait d’avoir visité trois zones de guerre au cours de cinq jours, cela fait réfléchir.
“Je me suis surpris à y penser, assis dans l’avion quand je rentrais de mon travail le 14 décembre l’année dernière. – J’en suis sorti vivant”
Traduit de norvégien par le Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental.
Depuis 1975, trois quarts du territoire du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc. Une majorité de la population vit toujours dans des camps de réfugiés en Algérie. Ceux qui sont restés dans leur pays sont victimes de graves exactions de la part de l'occupant marocain. Depuis plus de 40 ans les Sahraouis attendent la mise en oeuvre de leur droit légitime à l'autodétermination.