Egeland: "Important de faire connaître la cause du Sahara Occidental"
Le 14 mars Jan Egeland a été nommé envoyé spécial du sécrétaire general de l'ONU sur des questions de prévention et de règlement des conflits. Maintenant Egeland désire une rencontre avec l’envoyé special pour le Sahara Occidental.
Jan Egeland est entre autre connu comme l’ancien Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU sous le mandat du précédent Secrétaire général Kofi Annan. Cela lui a valu d’être nommé une des cent personnes les plus influentes du monde par le magazine TIME.
Dans une réunion avec plus de mille auditeurs au Château Neuf à Oslo le 26 mars, il s’est dégagé que, maintenant, seulement deux semaines après son installation dans son nouveau poste, il désire une rencontre avec l’envoyé special de l’ONU au Sahara Occidental, le chef de Minurso, le Britannique Julian Harston.
Egeland a souligné qu’un des défis les plus importants de la cause du Sahara Occidental, est qu’elle est aussi oubliée.
“Il est important que la question soit soulevée au grand jour et que plus de gens fassent connaissance de cette cause,” a dit Egeland au séminaire.
Egeland a souligné que la situation est bloquée depuis que les parties ont signé l’accord du référendum en 1991, et que l’attention internationale est importante pour arriver à une solution.
Le thème de la réunion à Oslo était ”Est-il possible de supprimer la guerre et la famine dans notre époque? Comment est-ce que cela peut se faire, et quelles ambitions notre génération doit-elle avoir avoir quand il s’agit de travailler pour un meilleur monde?”
La réunion a été organisée par la Société norvégienne des Étudiants à Oslo.
Depuis 1975, trois quarts du territoire du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc. Une majorité de la population vit toujours dans des camps de réfugiés en Algérie. Ceux qui sont restés dans leur pays sont victimes de graves exactions de la part de l'occupant marocain. Depuis plus de 40 ans les Sahraouis attendent la mise en oeuvre de leur droit légitime à l'autodétermination.