Le Président du parlement norvégien, M. Thorbjørn Jagland, partira le 1 Avril pour une visite officielle de cinq jours au Maroc, où il aura un réunion avec le président de Corcas, un conseil pour les affaires sahariennes, nommé par le roi du Maroc.
Selon l’agence officielle de presse marocain MAP jeudi 29 mars M. Jagland rencontrera le Premier ministre Driss Jettou, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mohammed Benaïssa, et le Président de la Chambre des Représentants, Abdelwahed Radi.
En outre un entretien entre M. Jagland et M. Khalihenna Ould Errachid, le président du Corcas, le Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, sera prévu.
Nommé par le roi La visite de M. Jagland aura lieu au même temps que le Maroc lance une offensive internationale pour rallier support à sa proposition pour une solution du conflit du Sahara Occidental. Après avoir combattu l’effort de l’ONU dépuis 1991 d’organiser un référendum au Sahara Occidental le Maroc propose maintenant d’annexer le territoire comme une partie du royaume, au moyen d’un « plan d’autonomie ».
Le Corcas est parmi les plus visibles champions pour le nouvel plan d’autonomie. Comme le nom indique, le Corcas est un conseil pour des affaires sahraouis, établi par le roi. Corcas accompagne le corps diplomatique marocain lors des tournées internationales de ralliement pour la proposition du Maroc.
Quand le roi prétends que la proposition marocaine pour résoudre le conflit est soutenue par la population, il se réfère toujours au fait que le Corcas s’est associé au plan. La proposition pourtant n’a reçu aucun support ni de la part de l’ONU ni de la part de la population sahraouie dans les territoires occupés et en Algérie.
On peut difficilement dire que le conseil Corcas représente la population sahraouie, puisque ni les membres ni les cadres ont été élus, mais sont triés sur le volet par le roi marocain.
Encouragement pour M. Jagland Le président du Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental, Ronny Hansen, se réjouit de la visite des représentants norvégiens au Maroc et du dialogue qu’ils mènent avec les représentants marocains sur des questions d’intérêt commun, tel que l’occupation du Sahara Occidental et des solutions possibles du conflit.
"Nous encourageons Jagland à propager activement et sans ambiguïté le point de vue officiel de la Norvège sur l’occupation illégale", dit M. Hansen.
"L’opinion public norvégien s’inquiète à maintes reprises des violences bien documentés du Maroc envers des sahraouis civiles et du sabotage du plan de paix de l’ONU. Nous espérons que M. Jagland apportera ce message dans ses réunions avec les autorités marocaines", dit M. Hansen.
La Norvège et les partis politiques norvégiens ont toujours été en faveur du droit d’autodétermination du peuple sahraoui, et n’accepte pas la revendication du Maroc sur le Sahara Occidental.
« Le rôle de l’ONU dans le conflit restera fondamental et nous sommes favorable au plan de paix de l’ONU et aux autres solutions que les deux parties trouveraient en coopération avec l’envoyé spécial du Secrétaire Générale pour la région. Telles solutions doivent être fondés sur le droit international et le principe d’autodétermination d’une peuple. Jusqu’à ce que le conflit soit résolu, des acteurs commerciaux norvégiens ne doivent pas être actives dans les territoires occupées ou faire partie des activités pétrolières sur le plateau continental en dehors du Sahara Occidental. La Norvège doit faire pression sur les autorités marocaines pour améliorer la situation de droits de l’homme pour la population du Sahara Occidental. »
Le ministère des affaires étrangères norvégien a récemment fait une visite dans les camps de réfugié sahraouis en Algérie. Téléchargez leur rapport ici (en norvégien).
Traduit de norvégien par le Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental.
Depuis 1975, trois quarts du territoire du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc. Une majorité de la population vit toujours dans des camps de réfugiés en Algérie. Ceux qui sont restés dans leur pays sont victimes de graves exactions de la part de l'occupant marocain. Depuis plus de 40 ans les Sahraouis attendent la mise en oeuvre de leur droit légitime à l'autodétermination.